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 Sevrage Seroplex

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flo2a

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MessageSujet: Re: Sevrage Seroplex   Lun 21 Déc - 16:27

Nicole a écrit:
Bonjour Florent

J'ai relu tes posts et j'ai vu que tu avais des vertiges, pourrais-tu les décrire et tu en as encore ?

Merci

Oui Nicole, j'ai toujours des vertiges qui se manifestent par la tête qui tourne. ça me désoriente quelque peu, c'est un peu comme une sensation d'ivresse douloureuse qui dure plus ou moins longtemps. Cela se manifeste principalement dans les moments d'angoisse comme beaucoup d'autres symptômes d'ailleurs même si des fois cela apparaît lors d'autres moments.


colas a écrit:
mon avis:
le séroplex t'a rongé pendant des années, 1 an de plus ne changera pas vraiment la donne ou si peu

le lithium quelques mois a eu moins de temps, ne lui en donnons pas plus

le but étant de ne plus rien prendre et surtout de tenir,
tu fais un choix et ensuite faut assumer sur une très longue période,
mais ne rêve pas, ce n'est pas parce que tu vas commencer par le séroplex que ce sera plus facile

moi j'aurais viré le lithium d'abord pour ensuite n'en avoir qu'un en face, celui qui va me prendre quelques années

dans tous les cas le séroplex va prendre quelques années

Ton analyse me paraît pertinente, je vais suivre ton conseil et me recentrer sur le lithium, merci beaucoup colas  cheers . ça m’enrage un peu car je voulais dégager le seroplex qui me fait tant de mal et ce même bien avant le sevrage mais c'est reculer pour mieux sauter. Son heure viendra  bounce  bounce


colas a écrit:
pour les ruminations ou tocs ou ...

une personne qui a des TOCs , rumine depuis toujours, et ce sans médicament, après les médicaments et le sevrage , en post-sevrage donc, ses ruminations risquent de la travailler très fort, c'est son point faible de naissance, ce sera plus dur pour cette personne par rapport à une personne qui ne ruminait pas au départ et pour qui cela s'en va souvent facilement

c'est pareil pour les angoissés de naissance , sans médicament ils se débrouillent , après médicaments et post sevrage, ils ont de sérieux problèmes d'angoisses, leur système d'angoisses est plus compliqué à gérer, il est sérieusement détraqué

pour résumer: un traitement (ou plus simplement l'anesthésie chimique de nos émotions, sens etc) et son arrêt aggrave le problème qu'on avait au départ, et celui qui n'avait pas ce problème sera sûrement mieux

Je fais parti des gens qui ruminaient avant de commencer les psychotropes et j'ai eu des tocs, ce sera donc plus dur en effet mais je me suis fait à l'idée. En revanche je suis certains que le traitement empirait mon problème initial même avant le sevrage car il y a des moments de l'année où je suis hyperexcité et forcement dans ces moments là les ruminations et obsessions fusent et tout devient beaucoup plus dur. Je retrouve en ce moment des états de rumination que j'avais déjà eu quelques années auparavant où j'étais très mal et avait due faire un long séjour thérapeutique en clinique, donc je vais juste me refaire à la chose et gérer tout cela. Quand j'ai baissé ma dernière dose j'ai eu extrêmement peur car je ne m'attendais pas et ne voulais pas me retrouver dans ces états que j'ai connu. Depuis j'ai fait le yoyo et cela n'a rien changé au contraire. En revanche mon état d'esprit s'est transformé et je n'ai plus du tout peur, j'ai même hâte d'une certaine manière d'en finir avec tout cela. Je sais que j'en ai pour un bon moment et cela ne me dérange plus car je sais que je suis sur la longue voie de la guérison et que ce chemin de croix ne me fera qu'apprécier 1000 fois plus la vie quand tout cela sera terminer. Pour mes ruminations, j'ai essayé les TCC dans beaucoup d'endroits différents et auprès de différents psychologues parfois même spécialistes mais l'amélioration n'a été que partielle. Depuis deux semaines je suis une psychanalyse en même temps que mon sevrage qui je pense va beaucoup m'aider pour ces ruminations obsessionnelles. Very Happy
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julmood



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MessageSujet: Re: Sevrage Seroplex   Mar 29 Déc - 19:03

colas a écrit:
pour les ruminations ou tocs ou ...

une personne qui a des TOCs , rumine depuis toujours, et ce sans médicament, après les médicaments et le sevrage , en post-sevrage donc, ses ruminations risquent de la travailler très fort, c'est son point faible de naissance, ce sera plus dur pour cette personne par rapport à une personne qui ne ruminait pas au départ et pour qui cela s'en va souvent facilement

c'est pareil pour les angoissés de naissance , sans médicament ils se débrouillent , après médicaments et post sevrage, ils ont de sérieux problèmes d'angoisses, leur système d'angoisses est plus compliqué à gérer, il est sérieusement détraqué

pour résumer: un traitement (ou plus simplement l'anesthésie chimique de nos émotions, sens etc) et son arrêt aggrave le problème qu'on avait au départ, et celui qui n'avait pas ce problème sera sûrement mieux

Colas.. je suis interpelé par ton commentaire, ayant moi même un terrain anxieux prononcé avec ruminations-tocs. J'entends bien qu'en post sevrage, cela est plus compliqué pour ce genre de personne mais sous-entends-tu que ça sera plus compliqué pour toujours? ou plus compliqué mais avec une amélioration, une guérison pour s'en sortir? Merci
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colas

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MessageSujet: Re: Sevrage Seroplex   Mer 30 Déc - 1:47

personne, y compris le médecin, ne peut savoir ce que donneront les ruminations, angoisses, après un traitement et des complications post-sevrage, donc moi-même je n'en sais rien,
par rapport à ce que j'ai vécu, lu et mes relations, j'ai constaté que les problèmes d'origine sont souvent aggravés,

tu parles de guérison, pour moi, quelqu'un qui avait ces problèmes avant les meds, ne guérira pas, on ne change pas comme çà, il faudra apprendre à vivre avec, vivre dans un environnement apaisant est mieux et vivre dans un endroit hostile n'arrange rien...
la seule chose qu'on peut espérer est une amélioration
en tout cas on peut faire des choses pour que cela ne s'aggrave pas, seul c'est plus dur, à deux c'est mieux
ce sont des paroles de bon sens
je n'ai jamais rencontré quelqu'un de guérit, mais des personnes qui gèrent mieux leurs problèmes, oui...
ceci sont mes idées actuelles, je peux évidemment me tromper
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Mabea

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MessageSujet: Re: Sevrage Seroplex   Mer 30 Déc - 8:07

Bonjour Florent,

Ne te pose pas trop de questions quant à la suite, chaque chose en son temps.
Et il ne faut surtout pas être négatif : regarde les vidéos de Carole (sur le sevrage) et tu constateras que chez elle il y a eu une énorme amélioration, comme chez beaucoup d'autres.
Moi en tous cas, je viens t'encourager et te dire de croire à une amélioration possible !!! Cette amélioration dépendra aussi de TA vision des choses.
Pendant un sevrage ou post sevrage, il ne faut surtout pas être défaitiste.
Courage
Marie
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flo2a

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MessageSujet: Re: Sevrage Seroplex   Jeu 31 Déc - 14:45

julmood a écrit:
colas a écrit:
pour les ruminations ou tocs ou ...

une personne qui a des TOCs , rumine depuis toujours, et ce sans médicament, après les médicaments et le sevrage , en post-sevrage donc, ses ruminations risquent de la travailler très fort, c'est son point faible de naissance, ce sera plus dur pour cette personne par rapport à une personne qui ne ruminait pas au départ et pour qui cela s'en va souvent facilement

c'est pareil pour les angoissés de naissance , sans médicament ils se débrouillent , après médicaments et post sevrage, ils ont de sérieux problèmes d'angoisses, leur système d'angoisses est plus compliqué à gérer, il est sérieusement détraqué

pour résumer: un traitement (ou plus simplement l'anesthésie chimique de nos émotions, sens etc) et son arrêt aggrave le problème qu'on avait au départ, et celui qui n'avait pas ce problème sera sûrement mieux

Colas.. je suis interpelé par ton commentaire, ayant moi même un terrain anxieux prononcé avec ruminations-tocs. J'entends bien qu'en post sevrage, cela est plus compliqué pour ce genre de personne mais sous-entends-tu que ça sera plus compliqué pour toujours? ou plus compliqué mais avec une amélioration, une guérison pour s'en sortir? Merci


Salut julmood,

Je me permets de te répondre car je connais bien le sujet. L’autre jour comme tu peux le voir plus haut, j'ai moi même paniqué concernant les ruminations et le sevrage. Et puis on finit toujours par prendre un peu de recul Wink
Les gens qui ont des ruminations ou des tocs avant la prise de psychotropes en auront toujours une fois le sevrage terminé. En revanche le degré d'intensité des ruminations ou obsessions va augmenter durant le sevrage et les années 3/4 années post sevrage. C'est logique car le sevrage entraîne des crises d'angoisse et les personnes qui avaient des troubles anxieux avant la prise de psychotropes verront leur anxiété et donc leur ruminations ou obsessions respectives augmenter.
En revanche, ces dernières ne sont pas une fatalité. Je vais te prendre mon cas en exemple, ce sera plus parlant. J'avais des ruminations ET des TOC. Je fais la distinction entre les deux car on croit souvent que c'est la même choses mais ce n'est pas exact. Les tocs obéissent à des schémas bien précis et leur fonctionnement est toujours le même, on observe une série de thèmes classiques facilemnt identifiables : les phobies d'impulsions, la peur de la contamination, pb par rapport à la morale etc.. Les TOCS entraînent bien entendu des ruminations mais ce n'est pas parce qu'on a des ruminations que l'on a des TOC. C'est un peu compliqué je sais Rolling Eyes
Les TOC peuvent disparaître grâce aux tcc et une exposition progressive à ses obsessions. C'est dur mais pour une très grosse majorité de personnes cela fonctionne très bien. Pour ma part, je trouve le sevrage plus délicat encore, mais il ne faut pas faire de généralité car chaque cas est différent. J'ai moi même dans le passé appliqué ces méthodes de TCC avec des psychologues et j'ai fait disparaître mes toc (peur d'être homosexuel, phobies d'impulsions, peur de tromper ma copine, etc encore des thèmes très classiques de toc). Il faut absolument que le psychologue en question connaisse bien son sujet !!!
Il me reste plus que les ruminations dont le fonctionnement est extrêmement flou, j'ai été suivi par différents comportementalistes ces dernières années qui n'ont pas réussis à m'aider.
D'une part je me suis aperçu que mon traitement antidépresseur, dont je me suis toujours questionné sur l'utilité, au lieu de m'aider, empirait mon problème en augmentant mon angoisse + d'autres effets secondaires. D'où ma volonté de l'enlever. Tu prends d'ailleurs la bonne décision en te sevrant.
Si les TCC ne suffisent pas à faire disparaître tes ruminations ou obsessions, je te conseille de suivre une psychanalyse. Pour ma part j'en ai commencé une récemment et la psychanalyste (qui est également psychologue) m'a expliqué que mes ruminations seraient dues à un conflit entre conscient et inconscient d'où les ruminations et les crises d'angoisses en découlant. Apparemment c'est quelque chose de très classique et cela surgit souvent à l'adolescence. En gros on recherche petit à petit les origines du problème pour mieux le résorber. Bien entendu je ne suis pas sûr à 100% du résultat car je m'avance un peu vers l'inconnu même si j'ai lu pas mal de choses intéressantes sur le sujet mais beaucoup de personnes semblent avoir tirées bénéfice de la psychanalyse pour ce type de problème. Il vaut mieux en revanche essayer la psychanalyse qu'une fois avoir épuisé les méthodes de TCC.
Tu peux toi même te documenter sur le sujet, on trouve pas mal de chose sur internet, comme ça tu pourras te faire ta propre opinion.

J'espère que cela t'aidera :-)
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colas

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MessageSujet: Re: Sevrage Seroplex   Jeu 31 Déc - 15:44

pour compléter et illustrer ce qui est ci-dessus

d'après moi, la psychanalyse c'est le malade qui parle et parfois le psy dit un mot, le malade ressasse et ressasse son passé, conscient et subconscient, en fait tu remues ton merdier tout seul, et après 10 ans, 20 ans tu diras, je me connais mieux, j'avance... mais où? en fait la psychanalyse entretien ton problème, si tu l'oublies, elle te le rappelle régulièrement, elle est nuisible pour les angoisses et les tocs

d'autre part faire des tcc ou autres en étant sous drogue légale c'est perdre son temps, les émotions étant anesthésiées par la drogue, quand tu te seras sevré tu as tout qui arrive multiplié par 50
donc les psycho faut les faire avec pleine conscience, pleines émotions, et souvent après une bonne année après le sevrage parce qu'avant on souffre de la chimie qui doit se rétablir et on apprend rien pendant cette période

les angoisses ce sont de mauvais réflexes qui se sont installés, on voit la foule ---> sauve qui peut, plus loin je serai plus tranquille

les tocs idem , on sort ----> vite je revérifie le robinet et l'électricité parce que sans cela...je ne suis pas sur d'avoir bien fait, je revérifie, c'est un besoin réflexe qui apaise alors qu'en fait c'est des conneries, on interprète des dangers là où il n'y en a pas

ce sont des réactions que la personne normale travaille chaque jour, le drogué émotions émoussées est plus cool, il se fatigue moins mais
enlève la drogue et le drogué se retrouve avec tocs et angoisses non travaillés non vécus quotidiennement depuis plusieurs années, donc c'est beaucoup plus difficile à vivre,
il est en train de payer le soulagement chimique qu'il a eu pendant quelques années
tout cela n'est pas à sous-estimer, c'est un hyper gros problème quand on arrête, Ashton a parlé de ce problème dans son manuel, il faut vivre ses tocs et angoisses chaque jour pour pouvoir les travailler






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julmood



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MessageSujet: Re: Sevrage Seroplex   Mer 3 Fév - 17:45

Merci pour vos retours et réponses.. je m'excuse de ne pas vous avoir répondu plus tôt. Du coup, vos avis divergent complètement par rapport au moyen de recourir aux obsessions et tocs après le sevrage. Mais on a envie de vous croire tous les deux Smile Là où je rejoins Colas, c'est que pour la psychanalyse effectivement, on parle tout seul et donc quand on est perdu dans sa tête, ses obsessions.. à mon avis, pas facile d'aller toucher là où il faut et d'avancer sans que le thérapeute nous guide et nous explique. Pour avoir toujours suivi un travail thérapeutique jusque là (sans psychanalyse), je peux aussi dire que jusqu'à présent je n'ai pas eu l'impression que ça m'aide et particulièrement actuellement mais je crois qu'il faut trouver la bonne personne, ce qui n'est pas mon cas aujourd'hui..

Ou en es-tu Flo aujourd'hui??
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flo2a

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MessageSujet: Re: Sevrage Seroplex   Sam 13 Fév - 19:43

Désolé pour le temps de réponse julmood (je suppose que c'est Jule ? Wink mais vu que cela me tiens à coeur de te répondre en détails vu que je connais bien la chose, j'attendais d'être en forme et lucide Surprised . Je poursuis actuellement mon sevrage de lithium (j'avais mis en pause celui du seroplex). Le plus dur des conséquences niveau symptômes, c'est l'intensification des ruminations je ne te le cache pas mais c'est normal vu que le stress augmente, les ruminations suivent.

Pour revenir sur ce qui a été dit précédemment, les TCC sont extrêmement efficaces sur les tocs. Moi même j'ai chassé mes TOCS grâce à ces méthodes il y a plusieurs années alors même que j'étais sous traitement ce qui ne m'aidait pas c'est sûr. J'étais dans une clinique ( je peux te préciser laquelle si tu veux, mais un bon psy formé en TCC suffit. Malheureusement cela n'est pas facile à trouver mais il y en a, surtout si on habite dans une agglomération importante). Depuis ce séjour en clinique, c'était il y a 7 ans mes TOCS ne sont JAMAIS revenus. Dans cette clinique, il y avait beaucoup de gens présentant des tocs de toute nature et quasiment tous sous traitement (malheureusement). Au niveau médicamenteux les médecins étaient tout autant des buses qu'ailleurs mais si tu refusais de prendre plus de médos ou de changer de médocs ou de dosage, il respectaient ton choix. Attention je ne suis pas en train de faire l'apologie de cette endroit, il y a pas mal de chose à redire (le prix, l'humanité de certains médecins entre autres). En revanche il sont spécialisés pour les TCC pour Toc et ces méthodes sont précieuses.
Sur la majorité des patients ces techniques permettent au moins une amélioration des troubles. Chacun est unique, cela va dépendre du niveau d'intensité de la pathologie, de l'intensité du handicap causé par les traitements qui jouent contre toi et aussi il faut le dire de la volonté de chacun car les exercices se basent sur des expositions progressives aux situations stressantes. Mais la volonté peut ne pas suffire et sur certaines personnes les TCC seront inefficace, c'est un peu la loterie malheureusement. Ces personnes représentent une grosse minorité. Cela dit ces personnes sont sous traitement donc on peut se poser la question de l'efficacité éventuelles qu'aurait eu les des tcc si les médocs n'étaient pas là. Smile

Comme je t'ai dit mes tocs ont été balayés il y a plusieurs années mais j'ai toujours de fortes ruminations que j'avais déjà mais qui ne rentrent pas du tout dans la catégorie des tocs (pas de rituels entre autres) mais pour ce qui en est des ruminations, le fonctionnement est le même. Les TCC me permettent de canaliser ce mal mais pas de le faire disparaître (pour l'instant en tout cas car les traitements augmentent l'intensité de mon problème et ne m'ont jamais aidé, au contraire). Mais je peux t'assurer que si je n'avais pas ces techniques mon état seraient bien pire, j'en ai fait l'expérience par le passé.

Là où je rejoins totalement Colas, c'est qu'apprendre ces méthodes pendant le sevrage ne sert à rien. Moi je les connaissais avant de me sevrer donc elles m'aident mais mon état se dégrade malgré tout et c'est normal en plein sevrage, il faut l'accepter sans baisser les bras pour autant. Mais pour une personne qui ne les maîtrise pas encore, ce serait beaucoup trop compliqué et décourageant d'entamer ce processus pendant un sevrage. Personnellement j'ai hâte de voir si j'arriverai à enlever ces ruminations avec les tcc un fois mes sevrages finis.

Concernant la psychanalyse, on ne peut pas tirer la même conclusion, c'est mon avis du moins. Cela dépend de l'intensité des troubles et de chaque cas. Pour ma part, cela me fait du bien d'en "parler" et cela ne m'enferme pas dans mes ruminations et me fait beaucoup de bien. Mais encore une fois chacun est différent, je ne fais pas de généralités. Ce qui est sûr, c'est que la première étape pour les TOC et ruminations sans tocs c'est les TCC, c'est beaucoup plus court comme processus et très souvent efficace (de petites améliorations à améliorations significatives voire disparition totale du trouble : 80% des gens). Je l'ai vu de mes propres yeux et je l'ai vécu personnellement, tu peux me faire confiance sur ce point Smile Dis topi que tuas 80% de chance qu'il y ai au moins une petite amélioration.

Pour la psychanalyse, je pense que l'efficacité dépend de chaque cas, il n'y a pas de généralités non plus mais là je n'ai jamais rencontré de personnes ayant elles mêmes suivies cette thérapie avec des tocs ou des ruminations sans tocs donc je ne veux pas trop m'avancer. Tu dois peut être te demander pourquoi j'entame une psychanalyse alors que les tcc seraient peut être encore bien plus efficace pour moi une fois le sevrage terminé ? Et bien je veux mettre toutes les chances de mon côté et terminer avec tout ça une bonne fois pour toutes. Excepté les cas les plus graves de tocou de ruminations sans tocs (une minorité de personnes heureusement), il n'y a pas de fatalité dans ces pathologies.
Pour ma part mes ruminations m'handicapent fortement (je ne peux pas travailler, grosses difficulté pour mes études, et pour beaucoup de choses dans mon quotidien). Dans les pires périodes, je rumine 80% de la journée de façon intense. C'est assez lourd mais je sais que je suis loin d'être un cas extrême où le degré handicap est bien plus poussé (tu ne peux strictement RIEN faire au sens littéral). En J'en ai côtoyé 1 personne comme cela en clinique (sur une vingtaine et tout le monde était fortement handicapé au quotidien je te pries de me croire), il y a encore un monde entre ce genre de cas et les cas lourds de et ceux là. Inversement il y a tout un panel de cas "moins" graves et très handicapant tout de même.

Si je peux résumé et te conseillé je te dirais :

1° Vas au bout des sevrages pour ton ou tes médicaments
2° une fois sevré et après le post sevrage, essayes les tcc en trouvant un psy compétent près de chez toi et si ce n'est pas le cas vas dans cette clinique si possible.

Déjà avec ça tu devrais être bien avancé. Et ne t'inquiète pas si ton état niveau TOC empire pendant le sevrage : c'est juste le contre coup de l'arrêt de ce poison et aucunement la preuve de son efficacité !!!

En espérant t'avoir rassuré et donné espoir,
Florent

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