Informations et entraide au sevrage des benzodiazépines et somnifères

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 Colère suite à une découverte

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Lise

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MessageSujet: Colère suite à une découverte   Sam 22 Jan - 18:25

Bonjour,
J'ai eu beaucoup de problèmes psychiques ces 20 dernières années et cela m'a valu plusieurs hospitalisations en psychiatrie.
A présent, je vais mieux depuis 4 ans.
Je suis sous Lithium et je le supporte bien. Je ne prends rien d'autre à présent.
Je ne vous raconte pas les galères que j'ai traversées car il y en aurait des pages mais je suis marquée au fer rouge.
Cependant, même en allant mieux, je ne cessais de penser à ma dernière hospitalisation (il y a 6 ans), car j'avais l'impression qu'il s'était passé des choses pas nettes.
Etant plus apte cette année à mettre cela au clair, j'ai entrepris de demander mon dossier à cet établissement en vertu de la loi de 2002 qui donne ce droit aux patients.
Je l'ai obtenu il y a quelques semaines et j'y ai découvert des choses stupéfiantes (c'est le cas de le dire).
J'ai enfin eu l'explication de ce mal-être abominable qui m'a poussé à un raptus anxieux (manqué puisque je suis encore là).
J'étais déjà très mal mais voici ce que l'on m'a fait subir , en milieu hospitalier je précise:
A l'époque, j'avais changé d'hôpital pour aller dans un autre où il y avait davantage d'ergothérapie.
Là, ils ont voulu changer le traitement que l'établissement précédent avait mis en place depuis 6 mois.
Je prenais, depuis 6 mois donc, entre autre, du Témesta à raison de 7,5 mg par jour en moyenne jusqu'à 11 mg certains jours.
Je sais tout cela car j'ai obtenu mon dossier et tout est très clair et vérifiable.
J'ai donc pu voir également qu'ils ont arrêté net, du jour au lendemain, mes 7,5 (en moyenne) mg de Témesta.
Deux jours après, je faisais un raptus anxieux et, bien avant de voir confirmé cela noir sur blanc, je savais que ce que j'avais subi était de la torture, je ne suis pas idiote.
Moi, à la place d'un sevrage en bonne et due forme, j'ai eu un arrêt brutal des benzodiazépines et dans le même temps, 3 neuroleptiques en coktail journalier: Zyprexa, Tercian, et Dipiperon en plus de 2 antidépresseurs : Laroxyl et Ixel.
Je précise que je ne délirais plus du tout depuis 4 mois quand j'ai eu ce traitement.
J'ai fait des recherches sur cette souffrance extrême qui me donnaient la sensation d'être en permanence sur une chaise électrique pendant des jours.
En fait, je l'imputais essentiellement aux trois neuroleptiques pris en même temps, çela je m'en souvenais et j'ai découvert le terme "akathisie" qui correspondait tout à fait à ce que j'ai vécu pendant des années (avec un paroxysme pendant deux mois environ).
Quand j'ai eu mon dossier, j'ai vu le sevrage brutal et j'ai vu ce que l'on en disait sur le net et dans les livres.
Je comprends, à présent, mes supplications à genoux, mes raptus anxieux pour me sortir de là à l'époque.
Ce que je ne comprends pas mais alors pas du tout, c'est que des dits "soignants", spécialistes du système nerveux central qui plus est, puisse faire des choses pareilles!!!!!!!!!!!!!
J'ai choisi de vous exposer cela car autour de moi, on ne comprends pas ma colère inextinguible.
Vous qui savez de quoi je parle, comprenez-vous que j'aie pu souffrir l'indicible en silence?, comprenez-vous ma colère?
Une grosse balâfre sur le visage, ça se voit, l'akathisie beaucoup moins mais je ne la souhaite vraiment à personne
Bien amicalement
Lise

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Nicole

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Sam 22 Jan - 22:54

Bonsoir Lise et bienvenue sur le forum,

En te lisant je vois que toi aussi tu as fais partie du club de la maltraitance de certains médecins, j'espère que tu as pu surmonter cela et que tu vas te battre pour ne plus à avoir à subir de sevrage brutal.

Ton témoignage pourra servir certainement pour informer les personnes qu'ils existent encore aujourd'hui des soi-disants spécialistes du système nerveux !! et qu'ils arrivent à faire subir ce genre de choses à leurs patients. Nous-mêmes sur le forum en sommes bien conscients, mais il faudrait enfin que certaines vérités éclatent au grand jour, mais tout ce qui rapportent comme j'ai encore pu le voir l'autre jour aux infos comme l'aspartam, c'est vraiment honteux de savoir que cela provoquent des cancers mêmes à de faibles doses et qu'on laisse sur le marché ce genre de produit, tout ça pour que certains s'en mettent plein les poches.

Bon courage dans ton combat, si tu veux nous sommes là pour te lire.

A bientôt.
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Carole Suisse

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Dim 23 Jan - 12:02

Bonjour Lise,

Tout d'abord, c'est très courageux de ta part de venir parler de ce qui t'est arrivé en milieu psychiatrique.

Ici, nous sommes très conscients du genre de tortures chimiques et/ou physiques qui peuvent être imposées par des "spécialistes" des traitements psychiatriques.

Tout ce que tu as vécu est ignoble et j'espère que tu vas t'en relever!

Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est l'akathisie, voici un bref aperçu:

"L'akathisie est un symptôme qui se définit par le besoin impérieux de bouger, surtout au niveau des membres inférieurs. Il survient surtout en position assise ou allongée. Il est désagréable et peut s'accompagner de troubles de l'humeur, d'anxiété.
Ce symptôme est classiquement un effet indésirable d'un traitement par neuroleptique ou antidépresseur, il est d'origine iatrogène. L'akathisie est également un des symptômes de sevrage chez certaines personnes subissant un sevrage aux benzodiazépines."


source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Akathisie

Le raptus anxieux:

"À son degré le plus élevé, l'anxiété se manifeste par une emprise totale sur l'individu qui perd alors ses perceptions de l'environnement, du temps, des émotions auxquelles il est habitué. On parlera alors de "Raptus anxieux" (par exemple à la suite d'un surdosage aux amphétamines). "

source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Anxi%C3%A9t%C3%A9

Il est clair que ce que t'ont fait subir les psychiatres lors de ton passage en hôpital psychiatrique relève de la torture.

Par contre, il est toujours difficile de faire admettre cet état de fait à des proches, car dans l'esprit de ces derniers il est inconcevable d'envisager que tes médecins puissent faire autre chose que soigner des gens, qui plus est s'il s'agit de spécialistes.

Malheureusement, dans le domaine de la psychiatrie, il est très fréquent de constater cela: des médecins qui font du mal à leurs patients au lieu de les soulager et ce sans s'en apercevoir.

Courage Lise.

Cordialement,
Carole
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Lise

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Dim 23 Jan - 12:33

Chère Nicole, chère Carole,

Merci de tout coeur pour votre soutien!
Cela fait du bien de se sentir comprise, vous ne pouvez pas savoir!
En milieu hospitalier psychiatrique, ce ne sont pas mes compagnons d'infortune avec lesquels je me trouvais que je n'ai pas supporté (pourtant certains mangeaient leurs excrêments). J'avais tendresse et compassion pour eux. Ils étaient, comme moi des êtres humains en grande souffrance.
Ce qui m'a poussé aux raptus anxieux, c'est la torture chimique infligée par les blouses blanches.
A présent, je me rends compte que je suis en quelque sorte une torturée forcée au silence car comme vous le dites, on ne s'imagine pas que des soignants puissent torturer en toute légalité.
Quand vous êtes à l'hôpital, vous n'avez JAMAIS en main la notice des "médicaments" que l'on vous inocule et vous êtes dans un tel état que vous vous laissez faire comme un petit mouton!
Quand j'entends que lors de certains évènements traumatisants ils mettent en place des "cellules psychologiques" et qu'ils s'en "vantent" dans les médias!!!!!!!!!!!!
Moi, j'ai un rude, mais très rude choc traumatique "post torture chimique". Je n'ai plus l' akathisie, mais je fais des cauchemars régulièrement. La non reconnaissance n'arrange rien et voilà pourquoi votre compréhension me met du baume au coeur. Merci encore I love you

Pardonnez-moi le côté extrême de ce que je vais dire, mais si les blouses blanches se remettaient un jour à m'inoculer leurs crasses de force, je serais capable de me faire hara-kiri en criant avant pourquoi et à cause de qui je le fais.

Amitiés

Lise
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milie
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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Dim 23 Jan - 12:35

Bonjour Lise ,

ton temoignagne confirme encore la dangérosité de ces medicaments et qu il ne faut surtout pas les arreter brutalement (j espere que tu ne souffres plus physiquement )

Honte à tous ces soi disants experts de faire subir cette torture chimique encore au 21 eme siecle qui de plus, ne la reconnaissent pas !!!

Malheureusement il existe un vrai déni médical à ce sujet et c est tout simplement scandaleux , même dans les cliniques spécialisées

je comprends tout à fait ta colere inextinguible et je crois qu il faut qu en tant que victime en parler autour de soi , voir médias etc...


Mais ce ne sont que les victimes qui pourront faire bouger les choses ..

les médias commencent à s interesser à ce genre de probleme , un reportage vient de passer recemment sur le probleme d addiction , maintenant il faudrait qu ils poussent un peu plus loin sur les effets secondaires et les effets prolongés de ces médicaments (mais comment???)

En tout cas je te souhaite que du courage pour surmonter cette colere , nous pouvons que te comprendre , et tu auras toujours une écoute auprès de ce forum

Michel a mis des infos sur les effets secondaires , videos d akathisies etc..., si tu souhaites en savoir plus

A bientôt , Lise



















Dernière édition par milie le Dim 23 Jan - 22:44, édité 1 fois
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Nicole

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Dim 23 Jan - 12:39

Bonjour Lise

Je te conseille de lire le blog de Carole qui a énormément souffert comme toi de tortures psychologiques et physiques, par contre il faut trouver une solution pour arriver à aller de l'avant malgré un passé aussi douloureux.

Bon courage.

Bisous, a bientôt.

Tu trouveras le lien de son blog, attaché à sa signature.
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Lise

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Dim 23 Jan - 12:40

Merci beaucoup Milie! I love you
Je ne souffre plus physiquement mais j'ai ds séquelles traumatiques très tenaces
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Lise

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Dim 23 Jan - 12:51

Merci pour les précieux renseignements!
Je dois m'absenter la journée et je lirai le blog de Carole.
A première vue mon histoire et la sienne ont de nombreux points communs jusqu'au "divan freudien" que j'ai connu aussi avec toute son absurdité!
A bientôt
Lise
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Carole Suisse

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Dim 23 Jan - 16:56

Bonjour Lise,

Je vois tout à fait de quoi tu parles quand tu dis qu'on n'a pas la notice des médicaments qu'ils nous injectent dans les unités des hôpitaux psychiatrique. Pour ma part, je ne sais toujours pas ce qu'ils m'ont injectés de force.

Je garde également un grand traumatisme de mon passage chez eux et j'ai longtemps pensé comme toi, que si un jour cela se reproduisait, je mettrai fin à mes jours.

Mais depuis quelques temps, à force de me reconstruire, je pense différemment. Je me suis renseignée sur les diverses manières de procéder si des proches me forçaient à nouveau à suivre un traitement en unité psychiatrique.
Maintenant, j'ai le numéro d'un avocat compétent en la matière dans mon sac. Si on devait à nouveau m'envoyer suivre de tels traitements, je téléphonerai immédiatement à mon avocat qui prendrait les dispositions nécessaires pour me défendre.
En plus, dès que les psychiatres savent qu'un avocat va leur tomber sur le dos, ils ne sont plus trop d'accord de traiter un patient.

Mais je dois dire que j'ai de moins en moins peur de me retrouver à nouveau dans une situation pareille, car je ne fréquente plus ces gens (psychiatres). Franchement, ça réduit les possibilités de passage en unité psychiatrique de beaucoup.

En plus, comme je me suis sevrée de ces produits, je ne suis plus dépendante de mon médecin pour me les prescrire, car mine de rien, c'est souvent le problème des ordonnances qui nous maintient dans ce circuit malsain.

Depuis que je ne consulte plus mon médecin qu'une fois par an pour un check-up, c'est fou comme je me sens plus en sécurité et maîtresse de la situation.
En effet, quand ce sont eux, les médecins, qui nous tiennent par notre dépendance aux anxiolytiques et/ou aux antidépresseurs, on ne contrôle plus la situation: ils abusent de notre état de faiblesse et de leur pouvoir en temps que médecin. (ce qui est interdit par le code de déontologie de la médecine).

Je dois te dire que mes proches n'ont toujours pas admis, même des années après que j'avais été torturée psychiquement par tous ces traitements médicamenteux (anxiolytiques, antidépresseurs et neuroleptiques). Ils attribuent l'amélioration de mon état au fait que j'ai été prise en charge assez tôt. Ils ne se rendent absolument pas compte que si je vais mieux c'est parce que je ne prends plus de psychotropes depuis presque 3 ans et que je ne consulte plus de psychiatres depuis plus de 4 ans.

Tout ça pour te dire qu'il est peu probable que tes proches comprennent un jour tout ce qui t'est arrivé.
Il faudra que tu trouve quelqu'un de compétent à qui confier tes peurs et par compétent, je veux dire quelqu'un qui n'est surtout pas psychiatre.
Mais je pense que maintenant, comme moi, tu as "les antennes" qu'il faut pour repérer les personnes qui peuvent comprendre ce que tu as vécu et à qui tu peux te confier sans passer pour une folle.

Il faut vraiment bien choisir la ou les personnes à qui tu te confies et éviter d'en parler à des personnes qui ne peuvent pas comprendre ce que tu as vécu.

Prends bien soin de toi,
A bientôt,
Carole

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Dim 23 Jan - 22:14

Tu as raison, chère Carole, il faut se protéger. D'aucuns diront que nous sommes paranos, mais nous savons très bien de quoi nous parlons!
Cette idée d'avoir sur soi le n° d'un avocat m'intéresse beaucoup. L'as-tu consulté au préalable? Comment faire?
Je n'ai pas encore la cinquantaine, mais j'ai une frousse bleue de l'éventualité d'aller un jour en maison de retraite. Pas à cause de la vie dans ces établissements en elle-même, mais parce que je sais que la majeure partie des personnes âgées dans ces endroits sont sous psychotropes et pas à petites doses!
Ce sont des martyrs silencieux qui vivent peut-être l'akathisie sans que cela se voie. C'est atroce.
Quand on est âgé, on est très vulnérable et les blouses blanches et autres trucideurs pharmaceutiques ont le champ libre!
C'est vraiment un pot aux roses gigantesque méconnu.
On se sent impuissant et la conscience que l'on en a suite à nos déboires psys donne envie de dire aux autres "sauve qui peut".

Bravo pour ton courage Carole et Dieu sait combien je mesure l'ampleur d'un tel combat pour retrouver l'équilibre!

Lise
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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Lun 24 Jan - 10:37

Lise a écrit:
Bonjour,
J'ai eu beaucoup de problèmes psychiques ces 20 dernières années et cela m'a valu plusieurs hospitalisations en psychiatrie.
A présent, je vais mieux depuis 4 ans.
Je suis sous Lithium et je le supporte bien. Je ne prends rien d'autre à présent.
Je ne vous raconte pas les galères que j'ai traversées car il y en aurait des pages mais je suis marquée au fer rouge.
Cependant, même en allant mieux, je ne cessais de penser à ma dernière hospitalisation (il y a 6 ans), car j'avais l'impression qu'il s'était passé des choses pas nettes.
Etant plus apte cette année à mettre cela au clair, j'ai entrepris de demander mon dossier à cet établissement en vertu de la loi de 2002 qui donne ce droit aux patients.
Je l'ai obtenu il y a quelques semaines et j'y ai découvert des choses stupéfiantes (c'est le cas de le dire).
J'ai enfin eu l'explication de ce mal-être abominable qui m'a poussé à un raptus anxieux (manqué puisque je suis encore là).
J'étais déjà très mal mais voici ce que l'on m'a fait subir , en milieu hospitalier je précise:
A l'époque, j'avais changé d'hôpital pour aller dans un autre où il y avait davantage d'ergothérapie.
Là, ils ont voulu changer le traitement que l'établissement précédent avait mis en place depuis 6 mois.
Je prenais, depuis 6 mois donc, entre autre, du Témesta à raison de 7,5 mg par jour en moyenne jusqu'à 11 mg certains jours.
Je sais tout cela car j'ai obtenu mon dossier et tout est très clair et vérifiable.
J'ai donc pu voir également qu'ils ont arrêté net, du jour au lendemain, mes 7,5 (en moyenne) mg de Témesta.
Deux jours après, je faisais un raptus anxieux et, bien avant de voir confirmé cela noir sur blanc, je savais que ce que j'avais subi était de la torture, je ne suis pas idiote.
Moi, à la place d'un sevrage en bonne et due forme, j'ai eu un arrêt brutal des benzodiazépines et dans le même temps, 3 neuroleptiques en coktail journalier: Zyprexa, Tercian, et Dipiperon en plus de 2 antidépresseurs : Laroxyl et Ixel.
Je précise que je ne délirais plus du tout depuis 4 mois quand j'ai eu ce traitement.
J'ai fait des recherches sur cette souffrance extrême qui me donnaient la sensation d'être en permanence sur une chaise électrique pendant des jours.
En fait, je l'imputais essentiellement aux trois neuroleptiques pris en même temps, çela je m'en souvenais et j'ai découvert le terme "akathisie" qui correspondait tout à fait à ce que j'ai vécu pendant des années (avec un paroxysme pendant deux mois environ).
Quand j'ai eu mon dossier, j'ai vu le sevrage brutal et j'ai vu ce que l'on en disait sur le net et dans les livres.
Je comprends, à présent, mes supplications à genoux, mes raptus anxieux pour me sortir de là à l'époque.
Ce que je ne comprends pas mais alors pas du tout, c'est que des dits "soignants", spécialistes du système nerveux central qui plus est, puisse faire des choses pareilles!!!!!!!!!!!!!
J'ai choisi de vous exposer cela car autour de moi, on ne comprends pas ma colère inextinguible.
Vous qui savez de quoi je parle, comprenez-vous que j'aie pu souffrir l'indicible en silence?, comprenez-vous ma colère?
Une grosse balâfre sur le visage, ça se voit, l'akathisie beaucoup moins mais je ne la souhaite vraiment à personne
Bien amicalement
Lise

Bonjour Lise, je viens de te lire, j'ai eu des problèmes avec mon PC. C'est très bien de venir nous voir sur ce forum. Tu as été en effet victime de la maltraitance des médicaments et du manque de maîtrise des médecins dans ce domaine. Nous pouvons t'aider, au moins moralement. Il faudrait que tu feuillettes le manuel Ashton, mais je pense que ça t'a déjà été conseillé En tout cas, nous sommes tous passés par des problèmes liés aux médicaments et nous entendons ce que tu ressens même si nous ne comprenons pas toujours tout, ayant tous une expérience différente. ce que je peux te dire, c'est que tu vas y arriver. Il va falloir être très méthodique. Je peux dire que ce forum m'a sauvée.
Bon courage.
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MessageSujet: colère bien dirigée   Lun 24 Jan - 10:58

Rebonjour, je voudrais revenir avec toi sur ce problème de la colère. Il est normal que tu sois en colère mais pour ne pas en souffrir et qu'elle se retourne contre toi, il faut que tu la diriges vers les déclencheurs de cette colère. Mon psy m'avait mal sevrée, avait nié les effets secondaires que je lui narrais, refusais tout travail administratif, je lui ai envoyé une lettre en recommandé avec accusé de réception. C'est dommage, nous avions de très bons rapports, en plus nous faisions de l'hypnose ensemble, c'est quand j'ai commencé à contester ses ordonnances qu'il est passé sur la défensive.
Suite à cette lettre, nous avons renoué pour de l'hypnose. Malheureusement, un accident de la vie m'a empêchée de me rendre à ces rendez-vous. Quant aux labos, ils ne perdent rien pour attendre, je pense qu'il est très sain de retourner sa colère vers ceux qui en sont responsables et de bien prononcer le mot "colère" et en donner les raisons.
Après tu te sentiras mieux et tu verras que les médecins ne pourront plus te dire n'importe quoi car sans être sur la défensive, tu sauras dire "non". C'est juste un conseil, et ça marche.
Je t'embrasse.
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Lise

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Lun 24 Jan - 11:26

Chère Fraginfo, nous avons rédigé nos messages en même temps je crois. Merci pour ces bons conseils, je t'expliquerai un peu plus tard ce que j'envisage comme réaction mais j'ai beaucoup de mal. J'envoie quand même le message que j'avais rédigé avant de lire ton dernier post.
Bises!
Lise (qui file maintenant chercher sa puce à l'école)

Merci pour votre soutien cher Fraginfo! Cela me fait beaucoup de bien dans ce désert.
Je précise que je suis à présent complètement sevrée de benzo, d'anti-dépresseurs et de neuroleptiques. (On m'en a inoculé une trentaine toutes catégories confondues ces vingt dernières années, parfois en coktails "détonnants"...)
A présent je ne prends que du lithium depuis 5 ans. Je le supporte bien et ainsi ils me foutent la paix mais aussi, j'ai la trouille de l'arrêter de peur de retomber et qui dit retomber dit me retrouver entre leurs mains.
Ce qui me pose problème, c'est que malgré une vie quasi-normale (je suis commerçante avec mon mari), je porte un poids très très très lourd de colère mêlée de tristesse. Ce n'est pas de la dépression, c'est comme si j'étais traumatisée de guerre sans que celle-ci soit reconnue.
Mon entourage est très bienveillant mais limité dans sa compréhension de ce que j'ai vécu.
Je fais des cauchemars régulièrement dans lesquels je rêve que je suis dans l'état dans lequel j'étais les jours qui ont suivi le sevrage brutal du Lorazépam que l'on m'a imposé à l'hôpital et d'autres moments terribles dans le même genre (j'en ai vécu à la pelle).
Je mets généralement toute la journée du lendemain à m'en "remettre".
Cela fait des années que je n'ai plus versé une larme. Je ne sais plus pleurer, j'en suis incapable. Pourtant, comme ça me ferait du bien de pleurer un bon coup pour "évacuer"!
Je n'en parle plus à mes amies car elles me conseillent..."de trouver un bon psy pour en parler.". No comment!
Je ne comprends vraiment pas ce qui peut bien justifier, expliquer, motiver le fait que des personnes ayant fait des études poussées sur le système nerveux central puissent effectuer sur leur patient des sevrages nets d'un jour à l'autre. Je le comprendrais de quelqu'un n'y connaissant rien mais là...
C'est pour moi une énigme lancinante et en toute logique, vu la science que ces spécialistes son sensés avoir, je le considère comme soit du sadisme, soit de la barbarie, enfin je ne sais pas.
Cela me fait peur non seulement pour moi mais pour tout le monde, pour ma fille au cas où un jour elle aurait des troubles psychiques.
Le vernis de notre société soit-disant évoluée avec sa soit-disant médecine performante me fait bien rire jaune!
"Le monde entier est un cactus"

Bien à vous tous
Lise I love you
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Carole Suisse

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Lun 24 Jan - 11:37

Lise a écrit:
Tu as raison, chère Carole, il faut se protéger. D'aucuns diront que nous sommes paranos, mais nous savons très bien de quoi nous parlons!
Cette idée d'avoir sur soi le n° d'un avocat m'intéresse beaucoup. L'as-tu consulté au préalable? Comment faire?
Je n'ai pas encore la cinquantaine, mais j'ai une frousse bleue de l'éventualité d'aller un jour en maison de retraite. Pas à cause de la vie dans ces établissements en elle-même, mais parce que je sais que la majeure partie des personnes âgées dans ces endroits sont sous psychotropes et pas à petites doses!
Ce sont des martyrs silencieux qui vivent peut-être l'akathisie sans que cela se voie. C'est atroce.
Quand on est âgé, on est très vulnérable et les blouses blanches et autres trucideurs pharmaceutiques ont le champ libre!
C'est vraiment un pot aux roses gigantesque méconnu.
On se sent impuissant et la conscience que l'on en a suite à nos déboires psys donne envie de dire aux autres "sauve qui peut".

Bravo pour ton courage Carole et Dieu sait combien je mesure l'ampleur d'un tel combat pour retrouver l'équilibre!

Lise

Bonjour Lise,

En ce qui concerne le numéro de téléphone de mon avocat: Oui, je l'ai déjà rencontré. Je l'avais contacté lorsque des problèmes de successions sont apparus lors du décès de mon père. J'ai eu un très bon contact avec cet homme qui a magnifiquement bien défendu mes intérêts.

Si tu veux trouver le numéro d'un avocat compétent, renseigne-toi sur les avocats de ta région. Regarde dans quel domaine ils sont spécialisé et prend peut-être contact avec leurs cabinets pour voir quelles genres d'affaires ils défendent et s'ils sont prêts à défendre des personnes contre le corps médical pour mauvais traitements médicamenteux, erreur de diagnostic et non respect de l'intégrité, de la dignité et surtout de la volonté du patient.

Les médecins n'ont pas le droit de soigner les gens contre leur volonté, mise à part cas particulier (urgence vitale, ...). Tu devrais chercher le code de déontologie des médecins (et des psychiatres), tu te rendrais compte qu'ils n'ont pas autant de droits sur leurs patients qu'ils le prétendent.
Moi, ça m'a aidée de savoir qu'ils abusaient de leurs positions en dépit du code de déontologie. Maintenant, je sais quand ils dépassent la limite et je suis en mesure de m'y opposer, car je connais leur code de déontologie et je suis en mesure de le leur rappelé.

En ce qui concerne les maisons de retraite, j'ai la même grande peur que toi et je n'ai que 34 ans. Pour cela je suis en train de chercher des parades et la parades qui me semble être la mieux, c'est de déclarer qu'on est allergique à ce type de substances. En effet, lorsqu'on doit remplir un dossier médical, on doit souvent noter si on est allergique à un médicament. Donc ça pourrait être un moyen de s'assurer qu'on ne nous en prescrira pas étant vieux. Mais il faut bien réfléchir à la question, car une fois que c'est noté, c'est noté! Pour ma part, ce n'est encore qu'une idée, je ne l'ai pas fait, mais ça m'aide de penser qu'il existe de telles solutions.

Pour le moment, je me sens assez forte pour me dire que je ne prendrai plus jamais de psychotropes contre ma volonté. Et le fait d'éviter le milieu de la psychiatrie me permet de ne pas avoir de problèmes de ce genre.

C'est très dur de ce dire qu'on ne peut avertir personne de ce qui se passe. Par exemple, malgré ce qui m'est arrivé, ma mère et mon beau-père ont tous les deux pris des psychotropes malgré mes mises en garde....

On se sent bien impuissant face à la psychiatrie, mais cela ne veut pas dire qu'on doive baisser les bras.
Il faut tout d'abord être bien conscient des limites de la psychiatrie et de ne pas la laisser la dépasser. Ensuite, il faut être conscient de ce que l'on veut et de ce que l'on ne veut pas: ça permet de ne pas se laisser embarquer sur des chemins qui ne nous conviennent pas par notre entourage, nos médecins ou encore nos collègues.
Il faut aussi bien se renseigner sur les lois qui régissent le monde médical, ça nous permet de nous protéger le cas échéant.

Il ne faut toutefois pas que cela vire à la paranoïa. Il faut juste bien s'informer de ce que la loi prévoit à ce sujet afin de ne plus se faire manipuler par les psychiatres.

J'espère que cela te donnera des pistes pour trouver une solution pour ne plus avoir peur des psychiatres. Smile

Courage!

Carole
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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Lun 24 Jan - 11:47

Code de déontologie médical français:

"Le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas.
Lorsque le malade, en état d'exprimer sa volonté, refuse les investigations ou le traitement proposés,
le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences.
Si le malade est hors d'état d'exprimer sa volonté, le médecin ne peut intervenir sans que ses proches
aient été prévenus et informés, sauf urgence ou impossibilité."


source: http://www.conseil-national.medecin.fr/article/le-code-de-deontologie-medicale-915

"Le médecin ne peut intervenir sans que ses proches aient été prévenus..."

Parmi les proches peut très bien figurer un avocat. Wink
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Lise

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Lun 24 Jan - 14:28

Merci Carole!
Depuis que j'ai retrouvé ma santé psychique (depuis 5 ans environ), je fais une prise de conscience de la façon dont j'ai été traitée.
En fait, j'ai eu deux grosses décompensations psychotiques en 1993 et 2002 et à chaque fois 4 ans pour me remettre surtout par ma volonté de vivre.
Le problème est que j'ai été tellement anéantie par la psychose que dans ces moments là, j'étais incapable d'émettre le moindre souhait ou refus quant aux soins.
Mes proches déconcertés par la maladie faisaient confiance aux spécialistes.
A présent, j'ai découvert le pot-aux-roses et je montrerai les dents+++ croyez-moi.
Je considère que mon trouble psychotique a été décuplé autant en intensité qu'en durée par les bombardements chimiques sur mon cerveau. J'en suis absolument certaine.
En matière de pot-aux-roses, je suis tombée dedans avant de naître car on a prescrit à ma mère du Distilbène quand elle m'attendait.
Pour info, ma psychose vient probablement de là. (Je vous passe les pbs physiques: malformations utérines, GEU, fausses-couches, grossesse allongée 8 mois, et pour finir : hystérectomie)

http://www.m6bonus.fr/actualites-2238/video-distilbene_nouveau_scandale-58068.html

http://www.hhorages.com/

Je fais partie de l'association et je comprends par là beaucoup de choses.
C'est ma maman décédée maintenant qui avait trouvé cette asso qui m'aide beaucoup par rapport au Distilbène.
Si des personnes sont dans ce cas, qu'elles n'hésitent pas à prendre contact avec "hhorages". Comprendre fait beaucoup de bien.

Mais voilà, après, se sont greffées ces nouvelles maltraitances chimiques psychiatriques pendant des années...
Je dis bien "chimiques", car leurs breuvages, ils me les ont toujours donnés avec le sourire en disant en gros: "courage, ça va te faire du bien ma cocotte"

Vous comprenez que ma colère vient de très très loin et que jamais je ne pourrai plus croire au moindre soupçon, si pas d'humanisme, au moins d'éthique chez les labos et chez les psys.
Ce sont des scélérats!
Lequel d'entre eux accepterait d'absorber le quart du tiers de ce qu'ils nous imposent???
Je crois que plus nous le faisons savoir mieux c'est.

Amitié

Lise
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MessageSujet: Carole   Lun 24 Jan - 20:30

Bonjour Carole, ton message m'interpelle car j'ai subi une suite de fautes professionnelles sur ma jambe, c'est pourquoi j'ai un nerf de ocmprimé et des décharges électriques dans le pied entre autres. Alors la démarche de l'avocat, ça m'intéresse. Faut-il vraiment prendre toute la liste des avocats sur notre ville et leur demander à chacun s'ils sont spécialisés dans le domaine médical?
N'y a-t-il pas une autre solution? (de toute façon, je suis incapable de me déplacer à cause de cette algodystrophie due aux mauvais traitements.
Merci beaucoup
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Carole Suisse

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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Mar 25 Jan - 11:22

Bonjour Sylvie,

Je n'y connais pas grand'chose en termes d'avocat. Pour ma part, je garde le numéro du seul avocat que je connaisse.

Mais voici ce que j'ai trouvé sur Montauban:

http://www.cabinetsavocats.com/35/avocat-montauban-de-bretagne.php#

Il faut s'adresser à un avocat du droit de la santé. C'est dans la liste en bas à gauche sur le lien que je donne:

Par exemple dans la rubrique Consentement ou refus acte médical:

Cabinets avocats : Consentement ou refus d'un acte médical
Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. Il appartient au médecin d'informer son patient des risques de son intervention. L'information doit porter sur tous les aspects de l'acte médical : diagnostic, la nature des actes médicaux et les risques encourus.

"Il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale pour la personne. Le consentement de l'intéressé doit être recueilli préalablement hors le cas où son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n'est pas à même de consentir". (code civil article 16-3).


Ou encore dans la rubrique Victime d'une erreur médicale:

Vous avez été victime d'une erreur médicale et vous voulez poursuivre le médecin. Depuis la loi du 4 mars 2004, vous avez désormais 10 ans pour faire valoir vos droits. Le délai de prescription court à partir du moment où les séquelles occasionnées par l'erreur médicale sont reconnues.
Prouver qu'il y a eu une faute médicale n'est pas une chose facile. Vous devez, normalement, prouver la faute, civile ou pénale, pour engager la responsabilité du médecin.


source: http://www.cabinetsavocats.com/

Tu n'as donc pas besoin de prendre toute la liste des avocats de ta région. Tu peux aller sur ce site pour trouver un avocat dont la spécialité est le droit de la santé.

Je ne connais pas spécifiquement ce site, mais il me paraît bien.

Courage à tous
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MessageSujet: Psychiatrie   Mar 25 Jan - 12:23

Lise a écrit:
Chère Fraginfo, nous avons rédigé nos messages en même temps je crois. Merci pour ces bons conseils, je t'expliquerai un peu plus tard ce que j'envisage comme réaction mais j'ai beaucoup de mal. J'envoie quand même le message que j'avais rédigé avant de lire ton dernier post.
Bises!
Lise (qui file maintenant chercher sa puce à l'école)

Merci pour votre soutien cher Fraginfo! Cela me fait beaucoup de bien dans ce désert.
Je précise que je suis à présent complètement sevrée de benzo, d'anti-dépresseurs et de neuroleptiques. (On m'en a inoculé une trentaine toutes catégories confondues ces vingt dernières années, parfois en coktails "détonnants"...)
A présent je ne prends que du lithium depuis 5 ans. Je le supporte bien et ainsi ils me foutent la paix mais aussi, j'ai la trouille de l'arrêter de peur de retomber et qui dit retomber dit me retrouver entre leurs mains.
Ce qui me pose problème, c'est que malgré une vie quasi-normale (je suis commerçante avec mon mari), je porte un poids très très très lourd de colère mêlée de tristesse. Ce n'est pas de la dépression, c'est comme si j'étais traumatisée de guerre sans que celle-ci soit reconnue.
Mon entourage est très bienveillant mais limité dans sa compréhension de ce que j'ai vécu.
Je fais des cauchemars régulièrement dans lesquels je rêve que je suis dans l'état dans lequel j'étais les jours qui ont suivi le sevrage brutal du Lorazépam que l'on m'a imposé à l'hôpital et d'autres moments terribles dans le même genre (j'en ai vécu à la pelle).
Je mets généralement toute la journée du lendemain à m'en "remettre".
Cela fait des années que je n'ai plus versé une larme. Je ne sais plus pleurer, j'en suis incapable. Pourtant, comme ça me ferait du bien de pleurer un bon coup pour "évacuer"!
Je n'en parle plus à mes amies car elles me conseillent..."de trouver un bon psy pour en parler.". No comment!
Je ne comprends vraiment pas ce qui peut bien justifier, expliquer, motiver le fait que des personnes ayant fait des études poussées sur le système nerveux central puissent effectuer sur leur patient des sevrages nets d'un jour à l'autre. Je le comprendrais de quelqu'un n'y connaissant rien mais là...
C'est pour moi une énigme lancinante et en toute logique, vu la science que ces spécialistes son sensés avoir, je le considère comme soit du sadisme, soit de la barbarie, enfin je ne sais pas.
Cela me fait peur non seulement pour moi mais pour tout le monde, pour ma fille au cas où un jour elle aurait des troubles psychiques.
Le vernis de notre société soit-disant évoluée avec sa soit-disant médecine performante me fait bien rire jaune!
"Le monde entier est un cactus"

Bien à vous tous
Lise I love you
Bonjour, Lise, moi aussi, je me sens comme ça, d'autant plus que j'ai eu un accident dû j'en suis sûre à la prise de benzos et que j'ai eu une cascade de fautes professionnelles sur ma jambe. Il va falloir que je m'attaque à un monument. Il faut essayer de canaliser cette tristesse et cette colère, tu y arriveras si tu pratiques du yoga ou/et de la méditation. Tu peux trouver aussi des conseil dans la rubrique "Trucs et astuces". Les émotions sont là pour nous avertir de quelque chose, il faut les utiliser pour mener à bien notre démarche. J'avoue que je n'y arrive pas toujours; par contre le yoga que j'avais pratiqué pendant deux ans avant mon accident m'a beaucoup aidée. Quant à la tristesse, eh bien, il faut lui laisser libre cours et ne surtout pas la réprimer parce qu'une fois que tu as pleuré, tu te sens soulagée, mais fatiguée. Tu as l'impression de ne pas être comprise? Je vis ça tous les jours, comme si toutes les portes se fermaient sur ton passage au cas où tu serais contagieuse. C'est là que tu vas faire le tri dans les gens qui te seront positifs et ceux qui seront négatifs. Moi, ça fait un an que je n'ai pas vu mon père à cause de ça, il est à 600km, il est âgé , mais je n'y peux rien. J'ai tenté un rapprochement dernièrement, mais je suis retombée de haut, alors j'irai peut-être le voir quand j'irai mieux mais sans illusion, sans demande d'amour qu'il n'a jamais pu me donner, j'ai pourtant 53 ans.
Quant aux psys, attention aux jugements radicaux: il en existe de bons. Moi j'ai trouvé un psy qui me soutient dans ma démarche de sevrage et aussi dans l'essai d'apprivoiser mes douleurs. Ne les rejette pas tous en bloc, il est possible qu'au détour d'une conversation, il t'en soit conseillé un bon. Reste en position d'attentions visuelle et auditive, observe le monde autour de toi. Ne te plains pas, les gens n'aiment pas ça, mais affirme-toi en tant que personne souffrante et ayant des besoins particuliers. Moi, on m'a reproché de toujours demander quelque chose, mais j'étais immobilisée dans un fauteuil pendant deux mois et demi avec d'atroces souffrances, avec de multiples fractures à la jambe; plusieurs fois j'ai dû remettre les pendules à l'heure pour me faire respecter et ce n'est toujours pas acquis. Ne te laisse pas faire, et dis-toi bien que si tu le choisis, c'est toi qui gagneras contre la maladie. Débarrasse-toi des personnes qui te donnent de mauvais conseils , là c'est à toi de juger, ou qui te provoquent de la peur ou des angoisses, ils ne sont pas bons pour toi.
Essaie de t'alléger de ton fardeau de travail, et consacre-toi du temps, fais-toi plaisir et surtout, essaie de méditer.
N'hésite pas à écrire sur le forum, on est tous en souffrance et nous nous entraidons en permanence.
Très cordialement
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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Mar 25 Jan - 12:26

Carole Suisse a écrit:
Bonjour Sylvie,

Je n'y connais pas grand'chose en termes d'avocat. Pour ma part, je garde le numéro du seul avocat que je connaisse.

Mais voici ce que j'ai trouvé sur Montauban:

http://www.cabinetsavocats.com/35/avocat-montauban-de-bretagne.php#

Il faut s'adresser à un avocat du droit de la santé. C'est dans la liste en bas à gauche sur le lien que je donne:

Par exemple dans la rubrique Consentement ou refus acte médical:

Cabinets avocats : Consentement ou refus d'un acte médical
Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. Il appartient au médecin d'informer son patient des risques de son intervention. L'information doit porter sur tous les aspects de l'acte médical : diagnostic, la nature des actes médicaux et les risques encourus.

"Il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale pour la personne. Le consentement de l'intéressé doit être recueilli préalablement hors le cas où son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n'est pas à même de consentir". (code civil article 16-3).


Ou encore dans la rubrique Victime d'une erreur médicale:

Vous avez été victime d'une erreur médicale et vous voulez poursuivre le médecin. Depuis la loi du 4 mars 2004, vous avez désormais 10 ans pour faire valoir vos droits. Le délai de prescription court à partir du moment où les séquelles occasionnées par l'erreur médicale sont reconnues.
Prouver qu'il y a eu une faute médicale n'est pas une chose facile. Vous devez, normalement, prouver la faute, civile ou pénale, pour engager la responsabilité du médecin.


source: http://www.cabinetsavocats.com/

Tu n'as donc pas besoin de prendre toute la liste des avocats de ta région. Tu peux aller sur ce site pour trouver un avocat dont la spécialité est le droit de la santé.

Je ne connais pas spécifiquement ce site, mais il me paraît bien.

Courage à tous
Merci Carole, ton aide est précieuse à tout le monde sur ce site, je crois que l'on a un point commun toutes les deux, la détermination. J'accumule les certificats et les preuves pour l'instant, ils ont fait un désastre avec ma jambe, moi qui étais si sportive! Je vais aller sur le site et je te tiendrai au courant. Le problème c'est qu'il faut attendre la consolidation avec séquelles pour entamer une procédure. J'ai quand même déjà fait un signalement au conseil de l'Ordre des Médecins, il me manque cependant quelques papiers.
Merci encore et bon courage.
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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Mer 26 Jan - 14:21

Fraginfo, tu as une attitude pleine de sagesse et de bon sens.
J'essaye d'y parvenir, mais la colère prend souvent le dessus.
Je songe à écrire un bouquin, il faut que cela "sorte" et en plus, il est important que de telles aberrations soient connues.
Elle sont si habilement masquées que les gens se croient en sécurité alors que ça peut arriver à n'importe qui et plus facilement qu'on ne le croit.
Enfin, je ne vous apprends rien.
Merci pour votre soutien!
Bien amicalement et courage à vous tous!
Lise
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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Mer 26 Jan - 16:03

Bonjour Lise,

Je pense que c'est très thérapeutique d'écrire ce que l'on a vécu.

Pour ma part, le fait d'avoir mis sur papier ce qui m'était arrivé m'a permis de faire redescendre le niveau de colère et de haine que je portais envers les psychiatres qui m'ont humiliée et torturée psychologiquement.

Je me sens aujourd'hui plus forte et plus sereine, avoir mis des mots sur ce que j'avais subi m'a en quelque libérée.

Quand on est en colère, on reste prisonnier de leur emprise. Pour se libérer de la psychiatrie, il faut pouvoir lâcher prise, ne plus être ligoté à elle par la colère et la haine.

Quant à pardonner, je ne pense pas qu'on puisse aller jusque là, mais il est important de pouvoir remettre les choses à leurs justes places.

Ainsi, utiliser toute ton énergie à être en colère contre la psychiatrie et les psychiatres ne t'aide pas à aller mieux et à faire des choses pour toi.

Je pense que tu devrais vraiment écrire ce qui t'est arrivé et pas seulement pour que les gens sachent ce que tu as subi, mais surtout pour que tu arrives à analyser avec plus de distance ce que tu as vécu.
Lorsque on met tous nos sentiments par écrit, cela permet de prendre un peu de distance avec eux et ainsi de voir plus sereinement ce qui s'est passé. On a alors un regard plus objectif sur la situation, ce qui permet de mieux l'analyser et ainsi de prendre un peu de recul avec elle.

C'est difficile d'écrire un témoignage, je ne te le cache pas. En effet, on revit tout ce qui s'est passé une deuxième fois. Mais si tu as la force de le faire, fais-le, car ça aide énormément. Smile

Courage,

A bientôt,
Bises,
Carole
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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Mer 26 Jan - 18:15

C'est vrai Carole, seule la prise de distance peut aider à aller mieux. J'en ai conscience même si je suis en chemin vers cela et que beaucoup reste à faire.
En fait, dans notre cas, nous devons "digérer" la chose sans la reconnaissance du préjudice.
J'ai souvent entendu que pour des traumatismes graves tels que le viol par exemple, les victimes ont besoin du procès, elles ont besoin que leur agresseur soit reconnu comme tel pour se reconstruire. A présent, je comprends très bien cette nécessité pour la reconstruction après un trauma.
Nous, nous devons faire sans cette reconnaissance officielle. Il y a moyen, mais c'est très très dur.
J'ai espoir d'y arriver mais il me faudra du temps.
Amitiés
Lise geek
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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Mer 26 Jan - 19:08

Bonsoir Lise,

Oui, on aurait besoin d'être reconnues en temps que victimes.

Mais pour cela, il faudrait passer par un procès et pour ma part, je me sens incapable de supporter des années de procédure face à des personnes (psychiatres) qui ne voient même pas où ils ont commis une faute.

Je pense qu'entamer une procédure dans ce sens, c'est perdre encore plus de temps. Je n'ai pas envie de donner encore 10 ans à la psychiatrie. Wink

Pour ma part, je sais que j'ai été victime de la psychiatrie et je n'ai plus besoin que mes proches et les psychiatres le reconnaissent. Mais pour arriver à un tel état d'esprit, il faut du temps.

Maintenant, je plains ces psychiatres qui n'ont même pas remarqué qu'ils torturaient un de leur semblable. Ces gens doivent être bien mal dans leur peau ou dans leur tête pour ne pas remarquer que quelqu'un souffre sous leurs yeux et pire que ce sont eux qui infligent ces souffrances.

Ce qui me fait peur par contre, c'est le fait que ce soit légal, que les gouvernements autorisent de telles pratiques et leurs permettent même de porter le nom de science.

Et c'est certainement à cause de cet aveuglement de la part de nos dirigeants que nous avons peu de chance d'être reconnues en temps que victimes.

De plus, l'ordre des médecins a les moyens de défendre ces psychiatres, contrairement à nous qui ne pourrions pas financer très longtemps une procédure en justice.

Nous sommes des victimes et nous le savons et c'est bien ce qu'il y a de plus important. Essayer de le faire admettre à nos proches, aux psychiatres ou encore à la société est mission impossible. En effet, depuis plus de 40 ans la psychiatrie inflige des traitements inhumains à des milliers de personnes et seules très peu ont réussi à faire condamner leur bourreau.

Voilà quelle est ma position en la matière: je sais que j'ai été victime d'une erreur de diagnostic (de plusieurs en fait) et que j'ai été torturée physiquement et psychologiquement par leurs traitements. Je sais également que j'ai perdu 15 ans de ma vie avec la psychiatrie et que je n'ai pas envie de perdre encore des années pour elle en procès.

J'espère que tu trouveras un moyen d'apaiser ta souffrance.

En tous cas, sache qu'ici on reconnaît ton statut de victime. Tu as été victime de mauvais traitements infligés en milieu psychiatrique, ça ne fait aucun doute.

Prends bien soin de toi. sunny

Bises,
Carole
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MessageSujet: Re: Colère suite à une découverte   Mer 26 Jan - 21:03

Bonsoir Lise ,

juste une histoire d une fille qui a la fibromyalgie et qui avait des idées noires donc est allée en hospital psychiatrique et devant l imcompétence du personel a décidé de partir d elle même

Son sejour lui a permis de se rendre compte de leur incompétence et du manque de soins vis à vis des malades ...

Elle va écrire au député de son département pour expliquer comment cela se passe dans ce centre

Je crois que c est une bonne idée plutôt que de se battre devant ce monstre médical qui niera de toute facon

Affaire à suivre ...







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