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 « L’éditeur du réputé British Medical Journal déclara lui-même que seulement 15 pour cent de toutes les méthodes de la médecine moderne ont une base scientifique ou ont été prouvées »

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michel
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MessageSujet: « L’éditeur du réputé British Medical Journal déclara lui-même que seulement 15 pour cent de toutes les méthodes de la médecine moderne ont une base scientifique ou ont été prouvées »   Dim 3 Juil - 1:12

http://www.veda.fr/Charles.html

Les maladies iatrogènes (incluant nosocomiales), qui surviennent à la suite d'un traitement médical, sont désormais reconnues comme un danger pour la santé de tous partout dans le monde. MEDLINE (la banque de données médicales sur ordinateur de la Grande Bibliothèque nationale du gouvernement des Etats-Unis) contient plus de 7000 articles, rapports, et documents scientifiques depuis 1966 qui montrent qu'un nombre considérable de patients sont tombés victimes de troubles causés par leur traitement et d'effets secondaires nocifs dus aux médicaments. Ces effets secondaires nocifs, qui peuvent être graves, voire même mortels, sont associés à toutes les facettes de la médecine moderne, que ce soit les médicaments de synthèse ou n'importe laquelle des autres thérapies médicales, y compris les méthodes de diagnostique et la chirurgie.
Effets secondaires en grand nombre
lettre L majusculees effets secondaires de la médecine moderne sont tellement répandus qu'une nouvelle expression a vu le jour, "épidémie iatrogène", ou "iatroepidemic2" en anglais. Dans un rapport publié par le Journal of the American Medical Association (la revue de l'Ordre des médecins américains), le Dr. Lucien Leape, de Harvard School of Public Health, a calculé que "180 000 personnes meurent chaque année aux Etats-Unis des suites d'une atteinte iatrogène, soit l'équivalent de trois Jumbo jets remplis de passagers qui s'écraseraient tous les deux jours3". Dans un autre numéro, le Journal of the American Medical Association attire l'attention sur le fait étonnant que les lésions dues aux traitements médicaux "dépassent de plus de 45 000 les chiffres annuels de la mortalité due aux accidents de la route, et causent davantage de morts que toutes les autres causes d'accidents mises ensemble." 4

Drainage des richesses nationales
Les troubles de santé causés par les médicaments produisent un véritable drainage de la richesse nationale. Par exemple, en 1995, Archives of Internal Medicine a publié que ces troubles avaient coûté 76 milliards de dollars à l'économie américaine. Cette somme astronomique est presque le double de ce que le diabète coûte au pays, et est similaire aux dépenses causées par les maladies cardio-vasculaires dans ce pays 5. Les maladies iatrogènes peuvent être causées par de nombreux facteurs. On a répertorié par exemple : les erreurs de prescription, les erreurs lors de l'administration des médicaments et des autres traitements aux patients, les accidents, l'usage inappropprié des méthodes de diagnostique ou thérapeutiques, et le potentiel intrinsèque à causer des dommages et des effets secondaires nocifs associé aux médicaments, aux actes chirurgicaux, et aux autres thérapies.
Hôpitaux à risques
L'environnement hospitalier est tout particulièrement favorable à la manifestation des redoutables dangers potentiels de la médecine moderne. De nombreuses études, comme par exemple celles conduites par la faculté de médecine de l'université de Harvard (Harvard Medical School, sans doute la plus connue des facultés de médecine des Etats-Unis), montrent que 36 pour cent des patients admis dans les hôpitaux souffrent de troubles iatrogènes, et que ces troubles se révèlent graves ou fatals pour 25 pour cent des patients. Près de la moitié de ces atteintes est associée à la prise de médicaments 6.

Une analyse des arrêts cardiaques dans un centre hospitalo-universitaire permit de découvrir que 64 pour cent de ces cas auraient pu être évités par la prévention. On trouva que l'usage inapproprié des médicaments en étaient la cause principale7.

En plus des troubles de santé causés par le traitement, les hôpitaux favorisent des infections nosocomiales très dangeureuses liées à des micro-organismes rares ou devenus résistants aux médicaments, et qui sont souvent difficiles à traiter.

Quinze pour cent des journées passées dans les hôpitaux sont occupées à traiter les effets secondaires des médicaments8. Tous les médicaments, y compris ceux qui sont achetés sans ordonnance, ont des effets secondaires nocifs. On a trouvé que des médicaments très courants pouvaient affecter tous les systèmes de la physiologie. Parmis les réactions les plus fréquentes, ont a trouvé des éruptions cutanées, des nausées, des étourdissements, des périodes de léthargie, des diarrhées, ou des saignements gastriques chez un nombre important de patients. Parmis les réactions plus graves qui peuvent être fatales ou gravement débilitantes, on a trouvé la surdité, la dépression, un rythme anormal du coeur, l'angine, les bronchospasmes, des anomalies electrolytiques, des troubles du système immunitaire, des troubles sanguins graves comme l'anémie aplasique, l'intoxication du foie et des reins, la maladie de Stevens-Johnson, ou le choc anaphylactique. Ces troubles se produisent chez une proportion de la population tout à fait significative statistiquement. Malgré ce que l'on sait maintenant sur les effets secondaires des médicaments, Dr. David Kessler, ancien directeur de la Food and Drug Administration, estime que "seulement un pour cent des effets secondaires graves sont rapportés9".

La santé publique en danger
Le problème monte en flêche et atteint la dimension de problème de santé publique lorsqu'un nombre important de personnes recoit un traitement et devient victime de ses effets secondaires. Le New England Journal of Medicine attire l'attention sur ce point lorsqu'il discute du lien entre le cancer du sein et la thérapie de remplacement hormonal à la ménopause : "à cause de la multiplication des cas de cancer du sein, même une augmentation assez faible en termes de risque produira une augmentation importante du nomdre des cancers10". L'échelle de grandeur fait qu'un médicament qui est considéré comme relativement sans danger finit en réalité par causer des dommages importants. Par exemple, les médicaments anti-inflamatoires non-stéroides, largement en usage, causent plus de 3 300 morts et plus de 41 000 hospitalisations chaque année rien qu'aux Etats-Unis.
Médicaments toxiques
Beaucoup de médicaments ont des effets secondaires suffisamment graves pour causer une maladie supplémentaire qu'il faudra aussi traiter. Un exemple de cette situation est offerte par la maladie de Parkinson, qui peut être causée par les effets secondaires neurologiques des médicaments anti-dépresseurs et anti-psychotiques. Une recherche conduite à Harvard Medical School montra que les médicaments eux-mêmes étaient la vraie cause des symptômes chez 37 pour cent des patients agés qui étaient traités pour la maladie de Parkinson. L-dopa, la substance utilisée dans le traitement de ces patients, a des effets secondaires qui lui sont propres et qui sont particulièrement nocifs, et qui exigent l'usage de médicaments supplémentaires pour en contrôler les symptômes11. Parmis les exemples de maladies supplémentaires causées par des médicaments, on peut citer les troubles vasculaires du collagène causés par des médicaments contre la tension, ou le syndrome de Cushing causé par l'usage prolongé de cortico-stéroïdes. Le New England Journal of Medicine a publié plusieurs études liant la chimiothérapie anti-cancer à l'apparition récente de nouvelles malignités12. De nombreux médicaments sont classifiés comme induisant des tératogénèses et causant des malformations de naissance lorsque pris pendant la grossesse. D'autres peuvent causer ainsi des maladies chez l'enfant plus tard dans sa vie.

Malheureusement, on peut très bien ne pas se rendre compte des effets secondaires d'un médicament de ce genre, qui fait souvent par ailleurs l'objet d'une campagne de marketing enthousiaste, jusqu'à ce que des milliers de femmes prennent le médicament. L'exemple classique de cet état des choses est la tragique épidémie de diformités des enfants qui eut lieu en Europe à cause de la prise de thalidomide, ou le cancer chez les enfants des mères qui prirent du diethylstilbestrol.

L'abus d'antibiotiques a produit de nouvelles lignées résistantes de micro-organismes qui étaient jusqu'alors contrôlées par ces substances. De plus en plus de voix viennent exprimer la grave inquiétude qui commence à se concrétiser concernant la possibilité du retour d'épidémies qui ne pourraient plus être contrôlées à cause de cette résistance acquise. Un bon exemple de cette situation est l'émergence de cas de tuberculose qui ne répondent plus aux médicaments disponibles.

Abus d'actes chirurgicaux
Les études montrent aussi l'utilisation abusive et trop souvent inappropriée de la chirurgie, ainsi que la continuité dans l'usage de méthodes opératoires dépassés. Une équipe de recherche commanditée par le Parlement américain (Oversight and Investigations into Unnecessary Surgery) a découvert qu'en un an, il y eut environ 2 millions d'opérations chirurgicales inutiles dans le pays, responsables de la mort de plus de 12 000 personnes. En outre, les sommes perdues à cause de ces actes a été évaluées à 10 milliards de dollars 13.
Technologies qui infligent des blessures
On a trouvé que la dépendance vis-à-vis de la haute technologie, à la fois pour le diagnostique et pour le traitement, est une cause de blessures, dues aux défaillance des machines, ou à l'usage inapproprié de ces technologies. Par exemple, on a découvert que 36 pour cent des troubles iatrogènes dus aux blocs opératoires venaient d'une défaillance de l'une ou l'autre des machines utilisées14.
Soins médicaux peu sûrs
En outre, les soins médicaux sont souvent appuyés par bien moins de preuves scientifiques qu'on le pense généralement, et ces méthodes font souvent l'objet de revirement radicaux quant à l'évaluation de leur bien-fondé, et de processus d'annulation de pratique. L'éditeur du réputé British Medical Journal déclara lui-même que seulement 15 pour cent de toutes les méthodes de la médecine moderne ont une base scientifique ou ont été prouvées15. Cependant, les patients restent vulnérables. Citons comme exemple l'usage habituel de l'irradiation pour l'élargissement du thymus de l'enfant, une situation que l'on reconnait aujourd'hui comme étant normale. On a récemment montré que ce traitement cause maintenant des cancers chez ceux et celles qui l'ont subis jadis16

Publicités abusives
La commercialisation des produits pharmaceutiques met aussi les médecins sous pression en les poussant à utiliser les produits les plus nouveaux. La revue médicale Hospital Practice attira l'attention sur le fait que la compétition entre les compagnies pharmaceutiques "mène à des campagnes publicitaires agressives et à l'inondation du médecin par de nouvelles données pour soutenir chaque nouveau produit". Ces campagnes peuvent très bien atténuer les informations scientifiques qui viendraient s'opposer au produit, lesquelles informations ne bénéficient pas de toute façon de la même publicité. Il est possible que le médicament soit finalement retiré du marché, mais bien après que d'importants dégats n'aient été causés. Par exemple, benoxaprofen, une substance anti-inflamatoire non-stéroide (NSAID) fut introduit en 1982 et fit l'objet d'une vaste campagne de publicité, et puis fut retiré après la découverte en Grande Bretagne de nombreux cas de toxicité pour le foie qui s'étaient révélés mortels. Le "Zomepirac sodium" fit également l'objet d'une grande campagne publicitaire comme "anti-douleur sans danger". On dut le retirer de la vente au bout d'un an, après de nombreux rapports d'anaphylaxie 17. Les substances médicamenteuses "flecainide" et "encainide" firent aussi l'objet de larges campagnes de promotion pour contrôler les rythmes anormaux du coeur, et puis fut retiré plusieurs années après : des travaux scientifiques avaient montrés que ces produits causaient des arythmies mortelles, et on trouva aussi que les patients traités avec ces produits avaient deux fois et demie plus de chance de mourir que ceux qui prenaient simplement un placebo.

Les pays émergents, qui ont moins de contrôle et de moyens de surveillance, ont eu des problèmes spéciaux à cause des campagnes de publicité irrationelles lancées par les compagnies pharmaceutiques multinationales et nationales. Cette situation a été soigneusement documentée et est maintenant prouvée. Les manières de procéder de cette industrie ont fait par exemple l'objet d'une étude dans le Journal of Clinical Epidemiology, réalisée par plusieurs chercheurs dont le Dr. Philip Lee, le secrétaire d'Etat près le ministre de la Santé du gouvernement américain. Selon le docteur Lee et ses collègues, "les réclames sans justifications en termes d'efficacité ou de sécurité continuent de proliférer" 18". Ajouter aux effets secondaires, le coût très élevé de ces produits pharmaceutiques sont en eux-mêmes un risque important pour l'économie de ces pays.

Nécessité d'une nouvelle connaissance
Médecins et patients en sont arrivés à accepter les risques et périls de la médecine moderne comme prix nécessaire à payer pour avoir un diagnostique et une thérapie modernes, bien que ces méthodes puissent rendre gravement malade, ou même se révèler mortelles. La situation est identique pour ce qui est des erreurs médicales. Des études ont montré que les erreurs médicales sont extrêmement répandues, tellement répandues qu'on les considère comme une partie inévitable du système médical, et que des expressions nouvelles sont apparues pour les nommer, comme par exemple "necessary fallibility" dans les pays de langue anglaise 19". L'acceptation déplorable de davantage de maladies, ou des erreurs médicales, comme conséquence d'un traitement réflète une déviation du principe premier le plus fondamental de l'ethique de la médecine : "primum non nocere", d'abord et avant tout, ne pas nuire. L'abondance de données venant documenter et appuyer la nature grave et l'étendue particulièrement sérieuse des risques et périls associés avec la médecine moderne, rend très claire le fait que des défauts fondamentaux existent dans la stratégie médicale courante, et que l'on a besoin de toute urgence de faire usage d'une connaissance nouvelle qui puisse faire face à ce problème de manière vraiment efficace.

Références
1. USA Today. September 13, 1995.
2. Review of Respiratory Diseases. 1987; 135: 1152-1156.
3. Journal of the American Medical Association. 1994; 272: 1851-1857.
4. Journal of the American Medical Association. 1995; 274: 29-34.
5. Archives of Internal Medicine. 1995; 155: 1949-1956.
6. Annals of Internal Medicine. 1964; 60: 100-110. New England Journal of Medicine. 1981; 304: 638-642. New England Journal of Medicine. 1991; 324: 370-376.
7. Journal of the American Medical Association. 1991; 265: 2815-2820.
8. Harrison's Principles of Internal Medicine. 1994.
9. US News and World Report. January 9, 1995: 49-54.
10. New England Journal of Medicine. 1994; 330: 1062-1071.
11. American Journal of Medicine. 1995; 99: 48-54.
12. New England Journal of Medicine. 1990; 322: 1-6
13. USA Today. October 31, 1983.
14. Nursing Clinics of North America. 1993; 28: 459-473.
15. British Medical Journal. 1991; 303: 798-799.
16. New England Journal of Medicine. 1989; 321: 1281-1284.
17. Hospital Practice. 1989; January 30: 89-94.
18. Journal of Clinical Epidemiology. 1991; 44: 49S-55S.
19. Journal of the American Medical Association. 1989; 261: 1610-1617.

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