Informations et entraide au sevrage des benzodiazépines et somnifères

INFORMATIONS PSYCHOTROPES ET MEDICAMENTS, SEVRAGE DES PSYCHOTROPES, ENTRAIDE, LUTTE CONTRE LES PRESCRIPTIONS DE PSYCHOTROPES, INFORMATIONS SANTE, INFORMATION DES VICTIMES, MEDICAMENTS DANGEREUX...
 
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 afssaps , rivotril : Pourquoi et comment arrêter ?

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michel
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MessageSujet: afssaps , rivotril : Pourquoi et comment arrêter ?   Mer 11 Juil - 23:00

http://www.google.com/search?hl=en&q=Clonaz%C3%A9pam+%28Rivotril%29+utilis%C3%A9+hors+AMM+%28notamment+dans+la+douleur%2C+les+troubles+anxieux+et+du+sommeil%29+%3A+Pourquoi+et+comment+arr%C3%AAter+%3F

française de sécurité sanitaire des produits de santé - Novembre 2011 4/8
Conduite du sevrage
 Programmer avec le patient la période d’arrêt et convenir d’un calendrier de décroissance
posologique avec relevé des symptômes.
 Arrêter le traitement toujours progressivement afin de prévenir ou limiter les effets d’un syndrome
de sevrage ou un effet rebond, tout particulièrement chez les utilisateurs au long cours.
 Adapter le rythme de réduction de la posologie à la situation de chaque patient.
La dose peut par exemple être diminuée de 25 % la 1ère semaine, puis progressivement en respectant
des paliers d’une semaine. En cas de difficulté, les paliers peuvent être allongés à 2 semaines ou
1 mois et/ou le pourcentage de réduction de la dose diminué.
La durée du sevrage s’étend habituellement de 4 à 10 semaines, mais peut atteindre plusieurs mois
chez les utilisateurs au long cours ou traités à forte dose.
 Mettre en place un accompagnement régulier par des consultations dédiées. La première
consultation de suivi peut être programmée une semaine après la première diminution de dose, puis à
chaque diminution. Il est recommandé d’instaurer un soutien psychologique.
Prise en charge des symptômes liés à un syndrome de sevrage, un effet rebond ou une rechute
 Symptômes sans gravité survenant lors de la phase de décroissance de la dose (agitation,
anxiété, nervosité, céphalées, etc…) : revenir au palier posologique antérieur, puis décroître ensuite
plus progressivement les doses.
 Symptômes sans gravité survenant après l’arrêt complet : ne surtout pas reprendre le traitement,
l’information et le soutien psychologique permettant le plus souvent d’attendre la disparition des
signes.
 Symptômes s’aggravant ou persistant : réévaluer le diagnostic à la recherche notamment d’un
épisode dépressif ou de troubles anxieux caractérisés pour une prise en charge spécifique.
 Symptômes graves de syndrome de sevrage aux BZD (confusion, hallucinations, troubles de
vigilance, convulsions, coma) : hospitaliser le patient pour un traitement symptomatique.
Suivi après l’arrêt du traitement par clonazépam
Il est recommandé de poursuivre un accompagnement après l’arrêt total du clonazépam par les moyens
choisis par le médecin et le patient (consultations, conseils téléphoniques, mails, …).
 À court terme : prévoir une consultation ou un contact téléphonique dans les 15 jours après la
dernière prise de clonazépam afin d’évaluer les symptômes liés à l’arrêt et donner une information
claire sur ces symptômes et leur évolution.
 À moyen terme : proposer un suivi régulier en consultation, tout particulièrement durant les
6 premiers mois qui suivent l’arrêt.
Que proposer après l’arrêt du clonazépam ?
La prise charge des différentes situations pour lesquelles le clonazépam a été arrêté doit s’appuyer sur
les recommandations professionnelles et institutionnelles disponibles (voir bibliographie).
 Les troubles anxieux
 La prise en charge des troubles anxieux repose sur une démarche diagnostique. Il est important
de distinguer les troubles anxieux caractérisés de l’anxiété normale et des symptômes anxieux.
 Le traitement des troubles anxieux caractérisés met en jeu des thérapies non médicamenteuses,
et le cas échéant des traitements médicamenteux autres que les benzodiazépines.
 Les benzodiazépines autres que le clonazépam ne sont indiquées que lorsqu’un contrôle rapide
des symptômes de l’anxiété est nécessaire. La durée maximale de traitement est de 12 semaines
sevrage progressif inclus.
Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé - Novembre 2011 5/8
 Les troubles du sommeil
 Aucun médicament n’a l’indication « insomnie chronique ».
 L’association de plusieurs médicaments à effet sédatif est à éviter.
 Il est recommandé de rappeler au patient les règles élémentaires de régulation du cycle éveilsommeil
et de l’aider à les appliquer. Un accompagnement non médicamenteux peut être mis en
place.
 La douleur
 Il n’a jamais été démontré d’action antalgique propre des benzodiazépines.
 La prise en charge des douleurs doit être globale et repose sur l’association de mesures
pharmacologiques et non pharmacologiques.
 Plusieurs substances actives ont une AMM dans les douleurs neuropathiques : certains
antidépresseurs tricycliques ou inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de

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L'équipe du forum propose des conseils pour le sevrage aux benzodiazépines et somnifères mais vous devez toujours confronter ces informations avec votre médecin traitant - les renseignements donnés ne constituant qu'une partie de l'information à prendre en compte dans une situation thérapeutique. Les conseils donnés ici seront donc à suivre à vos propres risques.
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MessageSujet: Re: afssaps , rivotril : Pourquoi et comment arrêter ?   Jeu 12 Juil - 12:25

Bonjour Michel, Very Happy
Merci pour ce lien qui concerne le Rivotril mais pourrait très bien s'appliquer à tous les autres psychotropes.
As-tu ouvert les liens qui se trouvent à la fin de ce document dans "bibliographie", notamment le document de la HAS (Haute Autorité de Santé) : Recommandations professionnelles "modalités d'arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé qui date d'octobre 2007 ?
Je mets le lien ci-dessous :
http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_601509/modalites-d-arret-des-benzodiazepines-et-medicaments-apparentes-chez-le-patient-age
Ce document contient notamment un modèle de lettre que les médecins devraient adresser aux consommateurs de benzos de plus de 65 ans :

Courrier d’information de la part du médecin traitant

Ville, date
Madame, Monsieur,
Parmi vos médicaments, vous recevez (nom de la BZD) à la dose de ( cp/j). Ce médicament fait partie du groupe des benzodiazépines et médicaments apparentés.
L’analyse de votre dossier médical montre que désormais ce médicament pourrait vous être arrêté sans altérer votre santé ni votre bien-être. En effet, il est connu aujourd’hui que l’efficacité des benzodiazépines prescrites dans votre cas diminue fortement au fur et à mesure de leur utilisation.
De plus, ces médicaments peuvent produire des effets néfastes, en particulier chez la personne âgée : ils peuvent provoquer des chutes et des troubles de la mémoire, et ils favoriseraient la survenue d’accidents de la route chez les conducteurs prenant ce traitement.
Aussi, je vous propose qu’ensemble nous diminuions petit à petit ce médicament pour l’arrêter si tout se passe bien dans quelques semaines.
Pour éviter tout problème, il est très important que cet arrêt se fasse progressivement dans le cadre d’un suivi médical.
Pour vous aider, je vous remettrai un calendrier d’arrêt que nous remplirons ensemble lors d’une prochaine consultation si vous le voulez bien.
Bien entendu je me tiens à votre disposition pour répondre à toutes vos questions, et vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'expression de mes salutations dévouées.
Dr ….

Ils ont toutes les informations, tous les moyens d'aider les gens à se sortir de ces drogues !
La mienne attendait-elle que j'ai 65 ans pour me l'envoyer ? je vais avoir 64 ans le 31 octobre ! il était temps que je me réveille...
P....n, ça me dégoute ! Twisted Evil

Bonne journée quand-même ! sunny flower
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michel
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MessageSujet: Re: afssaps , rivotril : Pourquoi et comment arrêter ?   Jeu 12 Juil - 15:38

bonjour Very Happy

Non, je n'ai pas regardé les liens.
Mais ce qui me frappe c'est que ces imbéciles n'ont pas encore compris le sevrage lent !
Et ça..ça me fout en pétard Evil or Very Mad

bonne journée Very Happy

michel

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MessageSujet: Re: afssaps , rivotril : Pourquoi et comment arrêter ?   Jeu 12 Juil - 18:12

Je pense que si beaucoup de médecins s'impliquaient dans ces actions de sevrage, ils auraient forcément un suivi et un retour de la part de leur patient.
Et, si toutefois, certains ont suivi ces conseils de l'AFSSAPS et de la HAS, à la première difficulté (symptôme de sevrage) trop difficile à gérer, ils ont fini par convaincre leur patient que c'était trop tôt, qu'ils n'étaient pas guéris, etc. et retour à la case départ ! Twisted Evil re-prescription, etc.
Pour le sevrage lent, ça leur demande probablement trop de temps, trop d'investissement personnel, je ne sais pas trop ! ils ne veulent pas se remettre en cause, admettre que ces "médicaments" font plus de mal que de bien, c'est remettre en cause tout un système et peu ont ce courage !
Moi aussi, ça me désole ! j'espère très sincèrement que les choses vont changer un jour notamment grâce à des actions comme le fait de diffuser des témoignages, des videos sur internet et d'en parler le plus possible autour de soi aux personnes qui sont réceptives à ce genre de discours, parce que auprès des autres, c'est se fatiguer pour rien ! Twisted Evil
@ + sunny
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MessageSujet: Re: afssaps , rivotril : Pourquoi et comment arrêter ?   

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